Dormir trop peu accroît le risque de démence

Alexandre GasserNews

Une étude publiée dans la revue Nature Communications, le 20 avril 2021, et publiée dans Le Matin.ch montre que dormir moins de 6 heures par nuit provoque un risque de démence plus élevé de 20 à 40% chez les 50-70 ans.

Dormir six heures ou moins par nuit entre 50 et 70 ans est associé à un risque accru de démence, selon une nouvelle étude réalisée sur près de 8000 adultes britanniques suivis durant plus de 25 ans.

L’étude, publiée mardi dans la revue «Nature Communications», montre un risque de démence plus élevé, de 20 à 40%, chez les petits dormeurs, dont la durée de sommeil est inférieure ou égale à six heures par nuit à l’âge de 50 ou 60 ans, par comparaison avec ceux qui ont des nuits «normales» (7 heures).

Ces travaux, qui suggèrent l’existence d’un lien entre la durée du sommeil et le risque de démence, sans pour autant permettre d’affirmer une relation de cause à effet, émanent de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Université de Paris, en collaboration avec l’University College de Londres (UCL).

La chercheuse Séverine Sabia (Inserm/UCL) et ses collègues ont également observé un risque accru de démence de 30% chez les personnes âgées de 50 à 70 ans qui avaient systématiquement une courte durée de sommeil, indépendamment de leurs éventuels problèmes de santé cardiovasculaire, métabolique ou mentale (dépression) qui constituent des facteurs de risque de démence.

«Ne pas fumer, boire avec modération, rester actif mentalement et physiquement, avoir une alimentation équilibrée et contrôler ses niveaux de cholestérol et de tension artérielle peuvent aider à garder notre cerveau en bonne santé à mesure que nous vieillissons», souligne pour sa part la Dr Sara Imarisio, de l’Alzheimer’s Research Trust.

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